Le directeur technique des Hospices de Nuits-Saint-Georges prend sa retraite après 35 ans de service

2 décembre 2025

Les Hospices de Nuits-Saint-Georges ont nommé Laurence Danel à la fonction de gérante du domaine, qui prendra ses fonctions en janvier et succédera au directeur technique de longue date Jean-Marc Moron.

Laurence Danel rejoint l’équipe en provenance du Domaine Fery, dans la Côte de Nuits, après avoir auparavant occupé des postes clés dans des rôles œnologiques chez Bouchard Père & Fils et au Domaine Faiveley, et avoir fait ses premières armes en Bourgogne lors d’une vendange au Domaine des Perdrix, expérience qui l’a poussée à poursuivre des études œnologiques, qu’elle a obtenues en 2003.

Elle est également membre de l’Union des Œnologues de France.

Ce changement marque un nouveau chapitre pour le Domaine des Hospices de Nuits-Saint-Georges, qui a été dirigé par Moron pendant 35 millésimes. Danel, toutefois, a pour mission de poursuivre l’héritage de Moron dans le vignoble et soutiendra la mission de longue date du domaine consistant à financer les projets et initiatives caritatives des Hospices Civils de Beaune par la vente de son vin.

La vente aux enchères, organisée pour la première fois cette année par la maison de vente française iDealwine dans le cadre d’une « démarche stratégique visant à étendre davantage la portée de la vente au-delà de la Bourgogne », a totalisé 856 950 € (pièce caritative exclue). Ce chiffre était en recul par rapport au total de l’année précédente, qui s’élevait à 2 281 500 € (1,94 M£), mais cela s’explique par le fait que 2024 a connu la vendange la moins productive depuis 1961, avec seulement 36 fûts produits contre 150 du millésime 2023. Cependant, le prix moyen d’un fût de vin n’a cessé d’augmenter, en hausse de 41,5 % pour atteindre 22 422 €, proche du record historique établi en 2022 à 22 807 €.

Ces dernières années, la vente moins connue des Hospices de Nuit Saint-Georges – fondation plus ancienne que les mieux connues Hospices de Beaune, mais qui était restée « un peu cachée » – a connu une nette progression tant dans la qualité du vin que dans sa réputation, comme en témoignent des enchères de plus en plus « dynamiques » dans la salle, selon Laurent Delaunay du producteur bourguignon et négociant Edouard Delaunay, et un acheteur important lors de la vente.

La vente contribuerait à renforcer non seulement la réputation de la vente elle-même, mais aussi celle du millésime 2024.

Maëlys Perron

Maëlys Perron

Je suis Maëlys Perron, rédactrice passionnée par les vins engagés et les histoires qui se cachent derrière chaque bouteille. J’aime rencontrer les producteurs, explorer les terroirs et comprendre ce qui rend un vin vraiment vivant. À travers mes articles, je veux partager des découvertes sincères et donner envie de déguster autrement.