La brasserie de Baltimore, The Brewer’s Art, a déposé le bilan en chapitre 7 afin de liquider ses actifs après avoir brusquement cessé ses activités.
Cette démarche fait suite à la fermeture abrupte de sa brasserie et de son restaurant plus tôt dans le mois, après 30 années d’exploitation, une pancarte ayant été apposée sur sa vitrine, selon WMAR-TV.
La pancarte disait : « Chers amis, Malheureusement nous avons dû fermer définitivement nos portes aujourd’hui. Merci à vous tous pour tout votre soutien au cours des années. Merci pour les souvenirs. Meilleurs vœux. The Brewer’s Art. »
Le propriétaire de la brasserie n’a pas précisé les raisons de la fermeture de son établissement, mais le contrôleur du Maryland aurait placé sur The Brewer’s Art un privilège d’un montant de 85 000 dollars américains le 12 décembre 2025.
Baisse des ventes
L’industrie américaine de la bière indépendante a connu des difficultés au cours des deux dernières années, la production globale de bière et les importations américaines ayant chuté de 1 % en 2024, et les ventes en volume des brasseurs artisanaux en baisse de 4 % en 2024 et d’environ 5 % en 2025, selon l’Association des Brasseurs.
Selon des rapports de Brewbound, l’Institut de la Bière a également révélé des données indiquant que les expéditions de bière domestique avaient chuté de 5,9 % en 2025, perdant environ 8,68 millions de barils de bière. Au total, les expéditions en 2025 ont atteint 139 millions de barils, en baisse marquée par rapport à 147,7 millions de barils en 2024.
Des générations plus jeunes boivent moins
L’Association des Brasseurs a en outre souligné que, parallèlement à cela, la demande des consommateurs et les taux de consommation d’alcool des générations plus jeunes avaient aussi diminué.
Selon le rapport sur le marché de la bière artisanale nord-américaine de 2026, publié par Mordor Intelligence, les recherches indiquent que « les coûts des matières premières sont apparus comme une contrainte significative sur le marché nord-américain de la bière artisanale, avec des augmentations substantielles des prix des ingrédients essentiels, tels que l’orge maltée et le houblon, ainsi que des matériaux d’emballage comme les canettes en aluminium. L’impact de ces hausses de coûts a été particulièrement sévère sur l’économie de production, obligeant les brasseries à revoir leurs stratégies de tarification et leurs modèles opérationnels. »