Becle : bénéfices en baisse de 12,8 % alors que le propriétaire de Jose Cuervo subit une chute des ventes de tequila aux États-Unis

2 mars 2026

Les résultats du quatrième trimestre de Becle, la société mère de Jose Cuervo, ont manqué les prévisions alors que la demande en Amérique du Nord se tasse et que les pressions fiscales continuent de s’accentuer. Le géant mexicain des boissons est également confronté à une incertitude croissante concernant la politique commerciale américaine et la diminution des importations de Tequila.

Becle, la société mère de Jose Cuervo, a vu son bénéfice net du quatrième trimestre chuter de 12,8% par rapport à la même période en 2024. Le groupe mexicain, contrôlé par la famille Beckmann, a attribué ce recul à une baisse des ventes, à des impôts plus élevés et à la vigueur du peso.

Le bénéfice net sur les trois mois clos à Noël est tombé à 1,35 milliard de pesos mexicains (75 millions de dollars américains), sur des ventes en baisse de 14,1% à 11,08 milliards de pesos, les volumes en Amérique du Nord, principal marché du Tequila, étant sensiblement plus faibles.

Les analystes avaient prévu un bénéfice net de 1,60 milliard de pesos sur des revenus de 12,25 milliards de pesos.

L’entreprise a déclaré qu’une charge fiscale plus élevée et une baisse des ventes avaient pesé sur son effet de levier opérationnel, malgré des améliorations tant dans les marges brutes que dans les marges opérationnelles.

Actions en baisse de 30 %

Comme c’est le cas pour la plupart des grands groupes de boissons, les actions de Becle ont chuté d’environ 30 % au cours des 12 derniers mois.

Bien que le plus grand producteur mondial de Tequila, Becle voit ses activités fortement orientées vers son marché domestique mexicain, ainsi que vers les États‑Unis et le Canada.

Le marché américain de la Tequila se contracte fortement

En 2025, on a assisté à une nouvelle tendance baissière des spiritueux vendus aux États‑Unis, les consommateurs resserrant leurs dépenses et passant à des formats plus petits et évitant les marques premium, en particulier des étiquettes comme Casamigos de Diageo, dont les ventes ont été divisées par deux au cours de l’année.

Les derniers chiffres du U.S. Distilled Spirits Council indiquent des importations de Tequila à 2,83 milliards de dollars au cours des neuf premiers mois de 2025, en baisse de 26 % par rapport à la même période de 2024. Toutes les importations de spiritueux ont chuté de 17 %, faisant de la tequila l’une des catégories les plus touchées.

En outre, Becle a été aussi touché par les retombées du boycott effectif du Canada des produits américains dans la foulée de la politique tarifaire de Donald Trump.

Aux États‑Unis, les importations de tequila d’une valeur de 2,83 milliards de dollars ont chuté de 26% par rapport à la même période l’année précédente, selon le U.S. Distilled Spirits Council, les importations de spiritueux ayant chuté globalement de 17%.

Les importations de tequila vers les États‑Unis étaient protégées des tarifs punitifs de Trump sur le Mexique parce qu’elles étaient déjà couvertes par le pacte commercial tripartite entre le Mexique, les États‑Unis et le Canada.

L’incertitude actuelle quant aux prochaines actions tarifaires du président américain laisse l’industrie de la tequila dans l’incertitude quant à son plus grand marché, d’autant plus que le pacte commercial tripartite expirera en juillet.

Maëlys Perron

Maëlys Perron

Je suis Maëlys Perron, rédactrice passionnée par les vins engagés et les histoires qui se cachent derrière chaque bouteille. J’aime rencontrer les producteurs, explorer les terroirs et comprendre ce qui rend un vin vraiment vivant. À travers mes articles, je veux partager des découvertes sincères et donner envie de déguster autrement.