L’un des (nombreux) plaisirs d’écrire pour the drinks business en tant que correspondant pour Bordeaux est l’occasion de visiter pour la première fois une propriété dont on connaît les vins que peu ou seulement par réputation. De temps à autre, cela donne naissance à un joyau – et Château Léognan, sous la houlette du nouveau consultant œnologue-conseiller Sébastien Vergne, en est un, écrit par Colin Hay.
Et c’est donc ici, avec le Château Léognan encore assez confidentiel comme dernière de mes découvertes enchantées. Il s’agit d’un domaine que j’ai visité à deux reprises au cours des trois derniers mois. La visite la plus récente s’est déroulée en mai, lors d’une dégustation verticale extensive organisée pour me présenter son nouveau – et, comme il se révèle, plutôt talentueux – œnologue-conseil, Sébastien Vergne.
Léognan et Vergne me semblent être des noms qu’il serait utile de retenir.
Situé dans l’angle sud-ouest extrême de l’appellation, le vignoble bénéficie d’un positionnement idéal, à proximité du Domaine de Chevalier et des Châteaux de France, de Fieuzal et Le Sartre.
Il a été planté dans les années 1980 par nul autre qu’Olivier Bernard en fermage pour le Domaine de Chevalier, les vignes étant cultivées par la propriété sous licence et exclusivement pour son voisin pour le moins illustre. Cela explique son anonymat relatif. Car, jusqu’à son acquisition en 2007 par Philippe et Chantal Miecaze, aucun vin n’était mis en bouteille sous l’étiquette Château Léognan.
Le vignoble demeure aujourd’hui essentiellement tel qu’il a été conçu par Olivier Bernard, à l’exception du Petit Verdot planté plus récemment (et utilisé pour la première fois dans le millésime 2025).
Il est petit, seulement 6 hectares sur un gravier sablonneux en un seul bloc entièrement entouré par la forêt. Et cette forêt est vaste, avec seulement 10% des 60 hectares du domaine en production viticole. Cela, bien sûr, confère une biodiversité naturelle impressionnante, la forêt protégeant aussi une certaine fraîcheur dans le vignoble. Aucune trace de pesticides ou d’engrais chimiques n’a été utilisée depuis les premières plantations du vignoble.
Tout cela rend le Château Léognan assez distinctif. Mais si cela fait certainement partie du secret de la qualité et du caractère de ses vins, ce qui est encore plus significatif, c’est la proportion presque sans précédent de Cabernet Sauvignon dans le vignoble et dans l’assemblage final.

Cela s’avère être un avantage colossal à l’époque du changement climatique apparemment accéléré auquel nous assistons. Le seul inconvénient est que le vignoble est aussi assez sensible au gel (avec des rendements notably réduits en 2013, 2016 et 2017).
Depuis janvier 2025, le domaine collabore avec Sébastien Vergne (anciennement du Château Margaux) en tant que œnologue-conseil. Mais comme le démontrent mes notes de dégustation ci-après, ce n’est pas tant un départ totalement neuf qu’une continuation d’une longue tradition viticole d’excellence sur la propriété. Cela n’est guère surprenant si l’on considère que, entre 2007 et 2012, c’était nul autre que Marielle Cazaux qui, aux côtés de Philippe Miecaze, était le vinificateur du Château Léognan avant de partir pour Pomerol, d’abord à Petit-Village puis à La Conseillante.
Les 6 hectares en production du domaine sont dédiés au Cabernet Sauvignon, au Merlot et (désormais) à un peu de Petit Verdot. Un vin blanc (non goûté lors de cette dégustation verticale) est produit sous l’étiquette du château avec des raisins provenant du Graves.
Les vins se caractérisent par un pH naturellement bas, ce qui leur confère une fraîcheur caractéristique qui, combinée à la forte proportion de Cabernet dans l’assemblage, contribue énormément lors des millésimes chauds et secs tels que 2015, 2018, 2022 et 2025. Or mes notes de dégustation révèlent une cohérence très impressionnante des vins indépendamment des conditions de millésime prédominantes. Le Château Léognan affiche une capacité rare à absorber à la fois l’humidité et le froid, d’un côté, et la chaleur et la sécheresse, de l’autre, avec d’excellents résultats en 2018 et 2025 mais aussi en 2013, 2017 et 2021.
Le pourcentage élevé de Cabernet Sauvignon, l’âge des vignes et l’ampleur du terroir sont autant de facteurs significatifs. Un assemblage typique du domaine contient environ 70 % de Cabernet Sauvignon, chiffre qui n’est réellement atteint – et encore rarement – qu’à Smith Haut-Lafitte et au Domaine de Chevalier (où le Cabernet Sauvignon est généralement autour de 60 %). Le Carmes Haut-Brion affiche environ 70 % de Cabernet dans le vignoble, mais la majorité de celui-ci est, bien sûr, du Cabernet Franc.
Le domaine récompense amplement une visite – et pas seulement pour la qualité de ses vins. Ses magnifiques bâtiments du château comprennent une rare chapelle privée du XVIIIe siècle. Les deux ont été entièrement et sensiblement restaurés. Le château lui-même sert aujourd’hui d’hôtel de luxe – avec à côté un restaurant élégant. Le terrain est vaste avec des jardins conçus par les Frères Buhler, plus célèbres pour le Parc Bordelais de Bordeaux.
Notes de dégustation

- Points forts particuliers : 2009, 2011, 2012, 2015, 2019, 2020, 2025
- Révélations de millésime : 2013, 2017, 2018, 2021, 2024
Château Léognan 2007 (Pessac-Léognan ; 70 % Cabernet Sauvignon ; 30 % Merlot ; rendement final de 19 hl/ha ; pH 3,48 ; alcool 12,8 %). C’est très attractif au nez et remarquablement jeune, comme vraiment chacun de ces vins. Noisette. Parfum sucré. Pur. Aérien. Et avec de agréables notes de cèdre. Prunes et fruits noirs. Une pointe d’expresso. Il n’y a pas une grande longueur ici, mais il a vieilli avec grâce et il n’y a aucun signe de sécheresse. À boire relativement tôt mais il tiendra encore environ 5 ans. 91+.
Château Léognan 2008 (Pessac-Léognan ; 74 % Cabernet Sauvignon ; 26 % Merlot ; rendement final de 37 hl/ha ; pH 3,66 ; alcool 13 %). Celui-ci est un peu plus fermé au départ et met du temps à s’ouvrir et révéler ses charmes. Il y a une touche de crin de cheval. Charcuterie, aussi. Les fruits sont un peu plus foncés. Prunes. Peut-être une ou deux cerises. C’est résolument plus ample dans le cadre et plus consistant aussi. Et il est juteux et plutôt succule au cœur. Il y a une légère douceur résiduelle due au bois. Ce que j’aime vraiment, c’est la mâche des tanins et l’indice d’une traîne qui se forme sur une finale qui roule. 92.
Château Léognan 2009 (Pessac-Léognan ; 75 % Cabernet Sauvignon ; 25 % Merlot ; rendement final de 38 hl/ha ; pH 3,53 ; alcool 13,1 %). C’est dans l’ensemble plus classique et l’on ressent, pour la première fois dans la série, un peu de chaleur et de soleil du millésime. Groseilles. Fruits rouges et plus foncés. Mais avec des notes d’herbes sauvages plus fraîches aussi. Un peu de réglisse. C’est ample dans le cadre et juteux au cœur, poussant vers les joues. C’est aussi remarquablement aérien et assez sinué avec de petits tourbillons dans l’espace offert au fruit par le cadre ample. Le meilleur et le plus frais de ceux-ci à ce jour et très en tête du palais en finale. 94.
Château Léognan 2010 (Pessac-Léognan ; 68 % Cabernet Sauvignon ; 32 % Merlot ; rendement final de 37 hl/ha ; pH 3,55 ; alcool 13,2 %). C’est excellent, même dans le cadre du millésime. Mais ce n’est pas du tout mon préféré de la dégustation. Dégusté à l’aveugle, il serait impressionnant mais dans le cadre de cette verticale je le trouve un peu terne et fermé. Il traverse une phase et il a besoin de temps ! Crin de cheval. Gibier. Fruits noirs et fruits à noyau. C’est ample, encore une fois, et très dense et compact, avec moins de charme que le 2009 pour l’instant. Cela tiendra le coup mais n’aura probablement jamais perdu certains de ses éléments quelque peu rectilignes, je le crains. Plein, profond et stratifié. Longue et se déployant lentement en finale. 92.
Château Léognan 2011 (Pessac-Léognan ; 63 % Cabernet Sauvignon ; 37 % Merlot ; rendement final de 32 hl/ha ; pH 3,61 ; alcool 13 %). Contrairement au 2010, celui-ci est ouvert, juteux, aérien et assez lifté. On retrouve des herbes de garigue, un peu de réglisse, des notes de charcuterie et de gibier et une légère fumée boisée. Prune et mûre cuite. Il y a une profondeur et une densité impressionnantes en milieu de bouche. Je le trouve un peu carré aussi, mais il n’est pas aussi ample dans son cadre que le 2009 ou le 2010 et cela aide. Ce que nous avons, c’est plus de clarté et de précision, impressionnant à ce stade. Le 2011 est frais en finale et jeune, comme on peut s’y attendre. Il commence tout juste à entrer dans sa fenêtre de dégustation et est prêt à charmer ceux qui acceptent de recalibrer leur image de ce millésime. 93.
Château Léognan 2012 (Pessac-Léognan ; 74 % Cabernet Sauvignon ; 26 % Merlot ; rendement final de 33 hl/ha ; pH 3,65 ; alcool 13 %). Il y a beaucoup de Cabernet dans l’assemblage et il est utilisé à merveille. Léger et aérien, avec presque une note de bruyère aux côtés du thym sauvage, des fruits noirs, du grain de café espresso et de la fumée de pipe au tabac. Ample, dodu, moelleux et doux en contraste avec les 2010 et 2011 plus substantiés et lourds ! Il est aussi magnifiquement sapide et juteux sur une finale bien soutenue. Le dernier millésime réalisé par Marielle Cazaux et il est très dans son style. Un coup de cœur. 93+.
Château Léognan 2013 (Pessac-Léognan ; 78 % Cabernet Sauvignon ; 22 % Merlot ; rendement final de 10,2 hl/ha après le gel du 6 avril ; pH 3,70 ; alcool 12,7 %). C’est lumineux et vif dans sa fraîcheur de fruits rouges. Le bois est imperceptible, ce qui est une très bonne chose pour un millésime comme celui-ci. Car tout tourne autour de la pureté du fruit. C’est simple, facile, mais très bien géré. C’est doux, lisse et engageant aussi, les tanins n’ayant pas la sécheresse qui a rendu ce millésime si délicat à goûter en primeur (bon, il y a peut-être juste un léger indice en fin de bouche – mais seulement à la toute fin). Il est aussi plus long en finale que ce que l’on pourrait attendre d’un vin aussi fin. Difficile à deviner à l’aveugle comme 2013, ce qui est un compliment considérable. 90.
Château Léognan 2014 (Pessac-Léognan ; 69 % Cabernet Sauvignon ; 31 % Merlot ; rendement final de 38 hl/ha ; pH 3,58 ; alcool 13 %). Après une série de vins quelque peu singuliers issus de millésimes atypiques, celui-ci est beaucoup plus classique dans sa composition. Il est également gracieux et l’un des vins les plus accessibles et charmants de la dégustation. Il est frais et léger comme le meilleur de ces vins. Il est dodu, moelleux et définitivement juteux. Le milieu de bouche est rempli de baies noires et d’un peu de prune. Pourtant il a aussi l’amplitude nécessaire pour gagner les joues. Il y a une touche de moka en finale et un peu de cèdre. Une belle expression très équilibrée du millésime. 93.
Château Léognan 2015 (Pessac-Léognan ; 61 % Cabernet Sauvignon ; 39 % Merlot ; rendement final de 32 hl/ha ; pH 3,55 ; alcool 13,4 %). Jolie aussi. C’est similaire d’une certaine façon au 2014, clairement issu du même tissu. Mais il est légèrement plus riche, un peu plus plein et un peu plus solaire dans son caractère et sa disposition, comme on peut s’y attendre, avec l’accent dans le profil fruité sur des fraises confites ! Il est ample aussi, avec peut-être un peu plus de clarté dans le milieu de bouche en couches. Les tannins sont très fins et semblent se faufiler entre les couches, rendant ce vin à la fois joyeux et sérieux à la fois. Il saisit très bien le millésime – opulent d’un côté, mais accessible aussi. La minéralité ferreuse est très présente sur une finale juteuse. 93+
Château Léognan 2016 (Pessac-Léognan ; 70 % Cabernet Sauvignon ; 30 % Merlot ; rendement final de 12,6 hl/ha après un gel important le 3 mai ; pH 3,60 ; alcool 13,2 %). C’est très différent et plus sérieux d’une certaine manière. Fenouil. Herbes sauvages. Fruits noirs nets. Un peu de charcuterie et cette touche de minéralité ferreuse encore une fois. Il y a même un petit indice de tige de tomate. Il est salin dans sa minéralité et presque un peu italien – je pense au Sangiovese de Léognan ! Il est aussi très raffiné et presque lumineux dans sa clarté au milieu de bouche grâce à la qualité des tannins. Juteux et assez sinueux malgré la densité évidente, l’intensité et la concentration du fruit. En bref, c’est très impressionnant. 95.
Château Léognan 2017 (Pessac-Léognan ; 66 % Cabernet Sauvignon ; 34 % Merlot ; rendement final de 7,4 hl/ha après le gel des 27 et 28 avril ; pH 3,55 ; alcool 12,8 %). Charmant avec beaucoup de fruits très noirs épineux, tous nets, croquants et al dente. Doux, détendu, expressif et plutôt enchanteur par son parfum, thym sauvage, romarin, cèdre et ces baies foncées douces et dodues – myrtilles et mûres et un peu mûre sauvage. Pur, frais et simple d’une certaine manière mais jeune, délicat et résolument juteux en finale. 93.
Château Léognan 2018 (Pessac-Léognan ; 71 % Cabernet Sauvignon ; 29 % Merlot ; rendement final de 39 hl/ha ; pH 3,68 ; alcool 13,1 %). Aromatiquement, peu de trace de la chaleur et de la sécheresse excessives de la fin de l’été. En effet, il est frais au cœur, équilibré et harmonieux – un choix délicat goûté à l’aveugle. Il est ample et riche, bien sûr, avec des notes de noisette presque beurreées au milieu du palais qui témoignent du millésime. Texture cashmere, sapide et fraîche malgré la richesse et la densité. On peut regrett et quelques-unes des notes herbacées fraîches signatures, mais c’est un vin très sapide et succulent. Un grand succès et un hommage à la qualité du terroir. 94.
Château Léognan 2019 (Pessac-Léognan ; 70 % Cabernet Sauvignon ; 30 % Merlot ; rendement final de 34 hl/ha ; pH 3,71 ; alcool 13,2 %). Il y a ici une belle fraîcheur et beaucoup de relief aromatique. Baies noires charnues, cèdre et un peu de tige de tomate encore une fois, cette jolie note ferreuse soulignant la minéralité saline. Il est aussi juteux dans le milieu de bouche dense et stratifié. J’adore les notes de cèdre, graphite et le café fraîchement rôti libérés à l’aération en bouche qui enveloppent généreusement les baies noires et les mûres damson. Il reste encore pas mal de tannins à résoudre, mais c’est déjà charmant avec un potentiel de progression considérable. 95.
Château Léognan 2020 (Pessac-Léognan ; 67 % Cabernet Sauvignon ; 33 % Merlot ; rendement final de 41 hl/ha ; pH 3,58 ; alcool 13,1 %). Si l’on peut dire, il est encore plus frais et semble avoir davantage le caractère du millésime que le 2019. On retrouve des notes de cèdre et de graphite se mêlant aux baies sombres et à cette fraîcheur de peau de damson. Il y a aussi des herbes sauvages. C’est vif et vibrant, malgré la densité impressionnante, avec une belle clarté et éclat au milieu du palais. C’est peut-être mon préféré de toute la série, avec une finale longue, audacieuse et ondulante. 95+.
Château Léognan 2021 (Pessac-Léognan ; 80 % Cabernet Sauvignon ; 20 % Merlot ; rendement final de 38 hl/ha ; pH 3,58 ; alcool 12,8 %). À ce stade, la plus forte proportion de Cabernet Sauvignon dans l’assemblage et, bien sûr, c’est là la clé de l’identité d’un vin qui transcende le millésime. Brilliant et net, la bouche est remplie de fruits rouges. Un peu comme le 2017, il est très frais et croquant et étonnamment jeune aussi, n’ayant pas perdu aucun de son charme fruité initial. Cèdre et mûre – les fruits bien plus sombres au palais. De beaux fruits noirs remplissent le cadre mince mais densément composé. Simple mais avec une grande pureté et fraîcheur. Un vin pour recalibrer les attentes d’un millésime plutôt sous-estimé. 94.
Château Léognan 2022 (Pessac-Léognan ; 75 % Cabernet Sauvignon ; 25 % Merlot ; rendement final de 35 hl/ha ; pH 3,60 ; alcool 13 %). Important. Colossal, même. C’est un peu un monstre après les 2020 et 2021 plus subtils. En effet, je pourrais presque déguster un échantillon d’en primeur. Prune et mûres cuites. C’est riche, sombre, concentré monstrueusement mais ouvert, expressif, articulé et avec des tanins très fins en grain. Il y a une belle texture ouverte au milieu du palais renforcée par l’amplitude considérable. À la fois lumineux et frais, tout en restant ouvert et opulent. C’est sans doute le vin le plus impressionnant de la dégustation, bien que ce ne soit pas mon préféré. Il ressemble le plus au 2018 et, comme cela l’indique, gère extrêmement bien le millésime. 94.
Château Léognan 2023 (Pessac-Léognan ; 90 % Cabernet Sauvignon ; 10 % Merlot ; rendement final de 29 hl/ha, avec le mildeu le grand problème ici, réduisant considérablement le volume de Merlot disponible pour l’assemblage final ; pH 3,72 ; alcool 12 %). La plus haute proportion de Cabernet Sauvignon jamais atteinte ici, car le mildiou a durement frappé le Merlot de manière disproportionnée. Ceci est beaucoup plus toasté aromatiquement et bien moins comme un échantillon d’en primeur que le 2022. C’est riche, souple, les tannins se rompant dans le cœur du cadre moins ample et insufflant une rafale d’énergie dans le milieu de bouche. C’est un autre vin colossal avec une abondance de tannins ultra-fins encore à résoudre. Il n’est peut-être pas tout à fait aussi raffiné que le 2022 et traverse une phase légèrement anguleuse, mais il suffit de lui laisser du temps. 93.
Château Léognan 2024 (Pessac-Léognan ; 75 % Cabernet Sauvignon ; 25 % Merlot ; rendement final de 35 hl/ha ; pH 3,51 ; alcool 12,9 % ; dégusté à partir d’un échantillon de fût). Frais, lumineux, léger et distinctement croquant dans sa signature de baies noires et de fruits à noyau. Crémeux aussi, mais avec une belle pureté et fraîcheur. Délicat par comparaison à la série 2018-2023, bien qu’il conserve encore beaucoup de matière pour le millésime, il a été très bien géré avec la mâche des tannins apportant une belle fraîcheur zippy à la finale. Élancé, sapide et super pour le millésime. 93+.
Château Léognan 2025 (Pessac-Léognan ; 60 % Cabernet Sauvignon ; 35 % Merlot ; 5 % Petit Verdot pour la première fois ; rendement final de 29 hl/ha ; pH 3,55 ; alcool 13,1 %). Croquant avec beaucoup de levier vertical, joliment expressif au niveau aromatique avec des notes herbacées surcisées aux côtés de la prune, damson et mûres épineuses, avec un peu de sauge sauvage et tapenade d’olive. Bulbe de pivoine, iris. Violette et rose. Il y a une pureté délicieuse et agréable à cela et un sens de densité et de compacité également sympa. Mais, par-dessus tout, il est lumineux et cristallin, fluide et énergique. Vif. Brillant. L’un des meilleurs. 92-94+.