La brasserie Murree, basée au Pakistan, a commencé à exporter de la bière vers des pays non musulmans pour la première fois depuis un demi-siècle.
La société vieille de 165 ans, dont les unités de fabrication se situent à Rawalpindi, dans le Punjab et à Hattar, dans le Khyber Pakhtunkhwa, a été créée à l’origine dans les collines de Murree en 1860 pour servir les troupes britanniques et est depuis devenue la seule brasserie du pays.
Aujourd’hui, la brasserie, qui n’est plus logée dans les ruines de son ancien bâtiment, est détenue par la famille Bhandara après avoir été acquise en 1947 par ses propriétaires britanniques, et elle expédiera sa bière vers le Royaume-Uni et le Portugal, avec des projets d’exportation vers le Japon dans un avenir proche, selon Nikkei Asia.
Une avancée prometteuse
L’entreprise a reçu le mois dernier l’autorisation officielle d’exporter ses produits à base de bière vers des pays non musulmans, une étape particulièrement prometteuse pour cette société pakistanaise.
La décision, qui a été dévoilée lors de son assemblée générale annuelle, détaillait comment un département dédié à l’export avait été créé pour tirer le meilleur parti de l’opportunité, bien que les volumes d’exportation nécessitent du temps pour croître.
Depuis lors, Murree Brewery a révélé qu’elle s’attend à ce que ses exportations de bière se consolident progressivement au cours des trois à quatre prochaines années, en raison de la nécessité de s’imposer dans une catégorie mondialement saturée et concurrentielle.
Les produits non alcoolisés dépassent les boissons alcoolisées
Actuellement, les exportations de produits non alcoolisés de Murree Brewery dépassent celles des boissons alcoolisées et génèrent environ 30 000 USD par mois. Cela ne s’applique toutefois pas à tous les acteurs du marché, et la brasserie a indiqué que le gouvernement local n’a pas effectivement délivré d’approbation générale pour les exportations de boissons alcoolisées à toutes les entreprises.
Le brasseur a également récemment confirmé avoir reçu l’approbation du département d’accise pour une augmentation de prix de 10 à 15 % sur ses produits, selon Business Recorder.