Molson Coors ferme la brasserie Sharp’s, 50 emplois menacés

27 février 2026

Le brasseur Carling Molson Coors prévoit de fermer sa brasserie de Cornwall et son centre de contact de Cardiff d’ici la fin de 2026. Au total, 200 postes font l’objet d’une consultation alors que l’entreprise cherche des économies et un modèle plus numérique.

Molson Coors a dévoilé des propositions visant à fermer la brasserie Sharp’s à Rock, dans le Cornwall, remettant son avenir en doute après quinze ans sous la propriété du groupe américano-canadien.

Selon un point de presse de Coors, le brasseur envisage de fermer le site d’ici la fin de l’année, une décision prise « seulement après avoir exploré toutes les options alternatives pour rendre le site financièrement viable ». L’entreprise, qui a acquis Sharp’s en 2011, a déclaré qu’elle « reste engagée » envers les marques Sharp’s, dont Doom Bar et Atlantic.

Dans une déclaration diffusée à the drinks business, Simon Kerry, directeur général Royaume-Uni et Irlande chez Molson Coors, a déclaré : « La fermeture proposée de la brasserie Sharp’s n’a pas été une décision facile à prendre. »

« Elle a été une partie importante de notre activité au Royaume‑Uni pendant 15 ans, avec une équipe exceptionnelle et engagée qui tire une grande fierté de son métier. »

« Nous avons investi de manière significative dans le site et les marques Sharp’s au cours de cette période et avons pris toutes les mesures possibles pour essayer d’éviter ce résultat. »

« Cependant, le site n’est plus financièrement viable dans le cadre de notre réseau national de production. »

Molson Coors a déclaré avoir investi plus de £20 millions dans Sharp’s Brewery depuis l’acquisition de l’entreprise en 2011. La brasserie, fondée par Bill Sharp en 1994, emploie 80 personnes selon le site internet de l’entreprise – the drinks business comprend que 50 postes seront touchés à la brasserie Sharp’s.

Le virage numérique redéfinit le service client

Parallèlement à la fermeture de la brasserie, Molson Coors propose de fermer son centre national de contact au Royaume-Uni à Cardiff d’ici la fin de 2026, touchant 60 postes.

L’entreprise a indiqué que près de 90 % des commandes des clients, bars et pubs compris, sont désormais passées via son site Internet. Le service client serait en revanche géré en ligne et depuis son siège au Royaume‑Uni et en Irlande à Burton upon Trent, dans le Staffordshire.

Kerry a déclaré : « Alors que les habitudes d’achat de nos clients se sont davantage orientées vers le numérique au cours des dernières années, nous avons fait évoluer notre activité dans le cadre de notre parcours de numérisation. »

« La fermeture proposée de notre centre national de contact n’est pas le reflet du travail remarquable de nos équipes, mais une réponse à ces évolutions. »

« C’est clairement une période très difficile pour nos collègues, et nous ferons tout ce que nous pouvons pour soutenir nos équipes tout au long de ce processus. »

Les propositions combinées pourraient entraîner environ 200 licenciements dans les activités du Royaume‑Uni et d’Irlande, selon le même point de presse. Molson Coors a décrit cette démarche comme faisant partie des efforts visant à « déverrouiller les gains d’efficacité et les économies ».

Une période d’épreuves pour les emplois dans la brasserie

L’annonce intervient dans un contexte d’incertitude plus large dans le secteur brassicole. Comme l’a déjà rapporté the drinks business, des employés de BrewDog mènent une démonstration à Aberdeen contre le projet de vente et de restructuration de l’entreprise, Unite Hospitality citant un manque de consultation, l’abandon du salaire décent réel, des fermetures de bars et une réduction des heures contractuelles.

Maëlys Perron

Maëlys Perron

Je suis Maëlys Perron, rédactrice passionnée par les vins engagés et les histoires qui se cachent derrière chaque bouteille. J’aime rencontrer les producteurs, explorer les terroirs et comprendre ce qui rend un vin vraiment vivant. À travers mes articles, je veux partager des découvertes sincères et donner envie de déguster autrement.