Le Chili étudie la création d’une nouvelle catégorie juridique de « vin à faible teneur en alcool » pour des produits élaborés sans procédés de désalcoolisation. Federvini a annoncé ce mercredi 2 septembre que le président chilien, José Antonio Kast, a préparé un projet de décret avec ce changement normatif et que la modification est actuellement en révision par la Contraloría General.
La réforme affecterait le règlement de la loi 18.455, dans son décret n° 78. Si elle est adoptée, elle introduirait une définition spécifique pour les vins qui présentent naturellement une faible teneur en alcool en raison de leur propre procédé d’élaboration et non en raison d’une réduction ultérieure de l’alcool.
La nouvelle catégorie de « vin à faible teneur en alcool » serait définie comme une boisson obtenue exclusivement à partir de jus de raisin partiellement ou totalement fermenté, par des pratiques œnologiques autorisées, avec un titre alcoométrique effectif minimum de 8,5 % vol. Ce seuil réduirait le minimum exigé par la réglementation chilienne en vigueur pour le vin, désormais fixé à 11,5 % vol.
Federvini précise que la législation chilienne reconnaît déjà les figures de vin partiellement désalcoolisé et de vin désalcoolisé. La nouveauté du projet est qu’il ouvre une voie séparée pour les vins à faible teneur en alcool qui n’ont pas subi de techniques de désalcoolisation, mais atteignent ce profil alcoolique de manière naturelle au cours de leur élaboration.
La mesure n’est pas encore en vigueur. Le texte est toujours à l’examen de la Contraloría General et n’a pas encore été publié au Diario Oficial, ce qui signifie que sa rédaction finale peut varier avant une éventuelle entrée en vigueur.
Pour le secteur des boissons, ce changement peut avoir des effets au-delà de la simple définition juridique. Une nouvelle catégorie à faible teneur en alcool peut modifier la classification commerciale et l’étiquetage de certains vins chiliens, en plus d’influencer les caves qui travaillent avec des produits à faible alcool sans recourir à la désalcoolisation. Il peut également affecter les exportateurs et opérateurs qui vendent en référence à la réglementation chilienne et qui doivent adapter les fiches techniques, les dénominations de produit et la présentation sur le marché.
Le projet, tel qu’il a été divulgué, introduit ainsi une étape intermédiaire entre le vin réglementé avec le minimum actuel de 11,5 % vol et les catégories déjà prévues pour les vins partiellement ou totalement désalcoolisés. Cet ajustement redéfinirait quels produits peuvent être commercialisés au Chili en tant que vin dans une plage alcoolique plus basse, à condition qu’ils proviennent exclusivement de jus de raisin fermenté et qu’ils aient été élaborés selon des pratiques autorisées.