Le Royaume-Uni augmente ses recettes fiscales sur l’alcool

1 septembre 2026

La perception des droits d’accises sur l’alcool au Royaume-Uni s’est élevée à £2 936 millions entre avril et juin 2026, soit une hausse de 1% par rapport au même trimestre de l’année précédente, selon les données provisoires diffusées par HM Revenue and Customs (HMRC). Cette augmentation s’élevait à £22 millions et est intervenue avec une évolution inégale entre les catégories : le vin, les autres produits fermentés et le cidre ont progressé, tout comme les spiritueux, tandis que la bière a reculé.

Le bloc le plus important au sein de ce trimestre était celui du vin, des autres produits fermentés et du cidre, avec £1 153 millions, en hausse de 3% sur un an. Les spiritueux ont apporté £907 millions, avec une progression de 4%. La bière s’est maintenue à £876 millions, en baisse de 5% par rapport à l’année précédente, avec une chute de £45 millions.

Si l’on élargit la perspective au démarrage complet de l’exercice 2026-2027, d’avril à juillet, les recettes totales provenant de l’alcool se sont élevées à £3 889 millions. Ce chiffre représente £3 millions de plus que sur la même période de l’exercice 2025-2026, où elles s’élevaient à £3 886 millions. Pendant cette période de quatre mois, le vin, les autres fermentés et le cidre ont apporté £1 552 millions, £55 millions de plus qu’un an auparavant, soit une hausse de 4%. Les recettes provenant des spiritueux sont restées pratiquement stables, à £1 163 millions, £1 million de moins que sur la même période précédente. La bière est passée de £1 226 millions à £1 174 millions, soit une réduction de £52 millions, équivalant également à -4%.

La répartition des recettes fiscales en ce début d’exercice montre une répartition équilibrée entre les grandes familles de boissons. Les 40% des recettes totales proviennent du bloc vin, autres fermentés et cidre, tandis que les spiritueux représentent 30% et la bière 30%.

Les données mensuelles montrent des variations marquées. En avril 2026, la perception totale s’est élevée à £918 millions, soit en dessous de £922 millions en avril 2025. En mai, elle est montée à £1 070 millions, contre £814 millions l’année précédente. En juin, elle est retombée à £947 millions, contre £1 179 millions en juin 2025. En juillet, déjà hors du trimestre analysé dans l’en-tête principal du bulletin, la perception s’est élevée à £953 millions, également en dessous de £972 millions du même mois l’année précédente.

Par catégorie, le comportement de juillet a été dispersé. Le bloc vin, autres fermentés et cidre est passé de £376 millions à £399 millions. Les spiritueux sont passés de £291 millions à £256 millions. La bière a cédé légèrement, de £305 millions à £298 millions. Cette configuration explique pourquoi le solde cumulé d’avril à juillet ne varie guère dans le total, même si, au sein du chiffre global, il y a des mouvements d’ampleur entre certaines boissons et d’autres.

HMRC rappelle que ces revenus sont comptabilisés avec un décalage d’un mois par rapport à la période au cours de laquelle l’obligation fiscale est générée. Les opérateurs déclarent ce qu’ils doivent payer et le revenu arrive généralement le mois suivant. Par conséquent, les chiffres du bulletin sont classés par le mois au cours duquel l’administration fiscale reçoit le paiement, et non par le mois où la vente ou la mise sur le marché du produit taxé a eu lieu.

La série actuelle s’inscrit dans le cadre du système fiscal entré en vigueur le 1er août 2023, lorsque le Royaume‑Uni a réformé l’impôt sur l’alcool. Depuis lors, les tableaux de ce bulletin ne reflètent que les données du nouveau régime. Dans cette structure, le poste « autres produits fermentés » regroupe en grande partie ce qui était auparavant désigné sous le terme « made wine ». HMRC précise que, depuis cette réforme, l’imposition sur le vin, les autres fermentés, le cidre, la bière et les spiritueux est calculée par litre d’alcool pur.

Le bulletin précise également comment chaque groupe est défini. L’impôt sur le vin et les autres produits fermentés s’applique lorsque la boisson dépasse 1,2% d’alcool par volume. Dans le cas du cidre, la définition fiscale couvre les boissons élaborées à partir de jus de pomme ou de poire, avec plus de 1,2% et moins de 8,5% d’alcool par volume. La bière est imposée au Royaume‑Uni lorsque son alcool dépasse 1,2%, et les spiritueux paient l’impôt au-delà de ce même seuil.

L’administration fiscale britannique avertit toutefois que les séries relatives au vin, aux autres produits fermentés et au cidre depuis avril 2023 restent soumises à des contrôles supplémentaires. Pour cette raison, les comparaisons interannuelles dans ces rubriques doivent être lues avec prudence jusqu’à ce que cet examen soit terminé. HMRC précise que cette incidence n’altère pas le total agrégé des recettes d’alcool.

La prochaine mise à jour du bulletin est prévue pour le 27 novembre prochain, à 09h30, avec de nouvelles données provisoires sur la production, les sorties sur le marché et les recettes de ces boissons au Royaume‑Uni.

Maëlys Perron

Maëlys Perron

Je suis Maëlys Perron, rédactrice passionnée par les vins engagés et les histoires qui se cachent derrière chaque bouteille. J’aime rencontrer les producteurs, explorer les terroirs et comprendre ce qui rend un vin vraiment vivant. À travers mes articles, je veux partager des découvertes sincères et donner envie de déguster autrement.