Le Chili s’apprête à ouvrir une nouvelle catégorie juridique pour les vins de faible teneur en alcool. Le changement survient à un moment où la consommation de vin évolue sur différents marchés et une partie de la demande recherche des produits avec moins d’alcool.
Le Ministère de l’Agriculture du Chili a annoncé ce jeudi 3 septembre l’émission d’un décret modifiant le règlement de la loi sur les alcools. Avec ce changement, le pays pourra produire des vins de moindre teneur en alcool dans la catégorie des vins spéciaux, une approche déjà adoptée par d’autres pays producteurs pour adapter leur réglementation à de nouvelles tendances de consommation.
La mesure crée une catégorie distincte pour les vins à faible teneur en alcool. Elle inclura des produits avec une teneur en alcool effective minimale de 8,5%, à condition qu’ils soient élaborés selon des pratiques de vinification autorisées.
La réforme n’altère pas la définition du vin chilien traditionnel. Le minimum légal pour cette catégorie restera à 11,5%, de sorte que la norme conserve le cadre actuel pour les vins conventionnels et, en même temps, ouvre un espace spécifique pour des élaborations avec moins d’alcool.
Avant d’entrer en vigueur, le décret doit passer l’examen de l’organe de contrôle compétent. Jusqu’à ce que cette procédure soit terminée, la nouvelle catégorie n’aura aucun effet pratique pour les caves chiliennes.
Depuis le Ministère de l’Agriculture, on lie cette décision à une tendance internationale vers une consommation de vins à faible teneur en alcool. Le département soutient que la réforme peut ouvrir de nouvelles options pour l’industrie nationale et renforcer sa position commerciale sur un marché où l’offre se diversifie.
Le ministre de l’Agriculture, Jaime Campos, a déclaré que le décret modifie le règlement de la loi sur les alcools et que cette étape permettra de produire au Chili des vins à faible teneur en alcool dans la catégorie des vins spéciaux. Son explication situe la nouveauté sur le terrain normatif : l’objectif immédiat est de donner une couverture légale à une fabrication qui va disposer d’un cadre propre dans la législation chilienne.
La portée de la mesure intéresse également en dehors du marché intérieur. Le Chili est le quatrième exportateur mondial de vin et le premier d’Amérique du Sud, de sorte que tout changement réglementaire dans son secteur vitivinicole est généralement suivi de près par les importateurs, distributeurs et producteurs d’autres pays.
La séparation entre le vin traditionnel, avec un minimum de 11,5%, et la nouvelle catégorie, à partir de 8,5%, permet aux caves de développer des références avec moins d’alcool sans modifier la définition historique du vin chilien. Elle facilite également une différenciation plus claire lors de l’étiquetage et de la commercialisation.
Le segment des vins à faible teneur en alcool reste minoritaire dans l’ensemble du marché, mais sa présence a augmenté dans l’offre de nombreux producteurs. Dans plusieurs pays, une partie des consommateurs recherche des boissons avec moins d’alcool pour des raisons de santé, de mode de vie ou d’adaptation à différents moments de consommation, et cette évolution pousse l’industrie à revoir son portefeuille de produits.