Cette année, l’attendu Bordeaux en primeur a commencé avec la mise sur le marché de Pontet Canet ce matin, le prix étant salué comme “un bon départ” pour une campagne critique.
Le prix du vin ex. négociant est de 58 € par bouteille de 75 cl, ce qui se compare à 60 € pour la sortie du 2024 l’année dernière. Cela équivaut à 378 £ en dépôt sous douane pour une caisse de 6 bouteilles hors TVA et droits – le prix qui était proposé ce matin par Berry Bros. & Rudd, Lay & Wheeler et une pléthore d’autres marchands londoniens.
Ahead of the release, db’s Bordeaux correspondant Colin Hay noted that if the chateau offered the new releases anywhere close to its 2024 release prices this was likely to represent “excellent value”. And this morning, he pointed out that the release of the 2025 was “pretty much” the same price as that of the 2019 in the UK, marking a “symbolically highly significant reduction” on the 2024 release price.
Il faut aussi noter que le 2024 avait déjà chuté de 9 % par rapport au prix de sortie du millésime 2023, et de 33 % par rapport au 2022 – ce qui indique que les préoccupations bien médiatisées du commerce ont été entendues.
“It is exciting to see Pontet Canet fire the starting gun for the Bordeaux 2025 en primeur campaign with an extremely competitive release price,” Hay said this morning, adding that this it was crucial to note that this reduction was “for a wine already much more highly evaluated by the critics in a much stronger vintage”.
Hay lui-même lui a attribué une note de 95-97, juste en dessous de celle de Jane Anson (96), d’Antonio Galloni de Vinous (96-98) et de James Suckling (97-98).
Comme beaucoup l’ont souligné, cette campagne est cruciale pour le Bordelais – nonobstant le fait que le sentiment du marché des vins fins semble s’être amélioré ces derniers mois. Ce sentiment a été répandu – en effet Edouard Moueix, propriétaire du négociant Ets Jean-Pierre Moueix, a averti plus tôt cette année que “si la campagne Bordeaux 2025 n’est pas couronnée de succès, alors En Primeur est mort”.
Et comme l’analyse récente de db des conditions du marché de la campagne l’a souligné, des prix compétitifs sont nécessaires dans tous les segments, avec des réductions de prix d’environ 5 à 10 % sur le millésime 2024 qui ne seraient pas déraisonnables. La campagne elle-même doit aussi être bien coordonnée et dirigée “dès le départ par les premiers crus et leurs pairs qui signalent clairement à ceux qui suivront la discipline du prix de sortie attendue d’eux”, selon Hay.
Comme il l’a conclu aujourd’hui, “La campagne a besoin d’élan et à mon avis c’est exactement le type de stratégie de prix de sortie le plus susceptible d’assurer son succès. Pontet Canet mérite des félicitations pour ce mouvement audacieux et opportun. Nous ne pouvons que espérer que d’autres suivront le lead désormais établi”.