La Russie propose un dialogue à l’Arménie sur les restrictions à ses exportations

30 août 2026

La Russie s’est montrée ce lundi, 24 août, prête à engager un dialogue avec l’Arménie sur les contrôles phytosanitaires appliqués à ses exportations, à un moment où Moscou a imposé des restrictions à plusieurs produits arméniens au cours des derniers mois. Selon l’agence TASS, le vice-Premier ministre russe Alexeï Overchouk a affirmé que la question ne relevait pas d’un changement d’attitude politique d’Erevan, mais du respect des exigences sanitaires imposées par la partie russe.

Overchouk a fait ces déclarations sur la chaîne Telegram Yunashev Live. Il a soutenu que « les exigences de contrôle phytosanitaire doivent être respectées » et a ajouté que la Russie est prête pour ce dialogue. Il a également souligné que les autorités russes apprécient « certains problèmes » du côté arménien et que, pour cette raison, des contacts entre les deux parties se poursuivent.

Le vice-Premier ministre russe a lié cette situation à la réunion récente entre la ministre de l’Agriculture de Russie, Oksana Lut, et le ministre de l’Économie d’Arménie, Gevorg Papoyan. Selon Overchouk, Lut a exprimé ses objections concernant les légumes et les fruits importés d’Arménie. Il a précisé que le problème, selon Moscou, n’est pas une mauvaise qualité générale du produit, mais la présence de parasites et de maladies.

Les restrictions imposées par la Russie ont affecté progressivement diverses marchandises arméniennes. Parmi les produits cités figurent l’eau minérale, les boissons alcoolisées, les fleurs, les fruits, les légumes, le poisson et les produits laitiers. Moscou attribue ces mesures à des manquements aux exigences vétérinaires et phytosanitaires.

L’Inspection de la Sécurité Alimentaire d’Arménie a assuré qu’elle entretient un contact constant avec Rosselkhoznadzor, le service russe chargé du contrôle vétérinaire et phytosanitaire. La partie arménienne affirme que les deux agences coordonnent des mesures et un plan d’action pour adapter les envois aux normes vétérinaires et phytosanitaires de l’Union économique euroasiatique.

De son côté, Rosselkhoznadzor a annoncé qu’il attend les résultats des enquêtes ouvertes par l’Arménie sur les infractions détectées, ainsi que des informations sur les mesures adoptées et un plan destiné à garantir le respect des exigences de l’Union économique euroasiatique. L’organisme russe lie une éventuelle détente ou levée des restrictions à la réception de cette documentation et à la correction des manquements signalés.

L’évolution de cette affaire a une dérivation directe pour le secteur des boissons. Le fait que l’eau minérale et les boissons alcoolisées figurent parmi les produits touchés peut modifier les exportations arméniennes vers le marché russe si les contrôles se prolongent, et ajoute une incertitude réglementaire pour les importateurs et distributeurs qui travaillent avec du vin, des spiritueux ou d’autres références en provenance d’Arménie.

Maëlys Perron

Maëlys Perron

Je suis Maëlys Perron, rédactrice passionnée par les vins engagés et les histoires qui se cachent derrière chaque bouteille. J’aime rencontrer les producteurs, explorer les terroirs et comprendre ce qui rend un vin vraiment vivant. À travers mes articles, je veux partager des découvertes sincères et donner envie de déguster autrement.