Le vin sans alcool en hausse chez les jeunes Russes

2 septembre 2026

Les ventes de vin sans alcool dans la chaîne spécialisée russe SimpleWine ont augmenté de près de 25% en glissement annuel durant l’été 2026, avec une progression bien plus marquée parmi les acheteurs les plus jeunes. L’information a été diffusée par l’agence russe RIA Novosti le 30 août dernier, à partir des données de l’entreprise elle-même et des évaluations de l’Association des Viticulteurs et Énologues de Russie.

La reprise a été particulièrement forte chez les clients âgés de 18 à 22 ans. Dans ce groupe, les ventes ont été multipliées par 2,1 par rapport à la même période de l’année précédente, ce qui équivaut à une hausse d’environ 110%. Parmi les consommateurs de 23 à 25 ans, l’augmentation était de 86%. SimpleWine place ainsi les acheteurs jeunes comme le principal moteur de la catégorie au sein de son réseau.

Les données, toutefois, se limitent à une seule chaîne commerciale et ne permettent pas de transposer ce rythme à l’ensemble du marché russe. De plus, l’entreprise n’a pas précisé si cette hausse se mesurait en chiffre d’affaires, en bouteilles ou en litres, ni communiqué des chiffres absolus pour la période. Sans cette base, on ne peut pas séparer quelle part de l’avancement résulte d’un plus grand nombre d’unités vendues et quelle part peut être due à des variations du prix moyen, au mélange des références ou à l’inflation.

L’Association des Viticulteurs et Énologues de Russie lie l’augmentation de la demande à un changement des habitudes de consommation, à une meilleure qualité du produit et à une présence plus large du vin sans alcool dans la restauration haut de gamme. Pour l’organisation, cette catégorie n’est plus perçue uniquement comme une option pour les conducteurs ou pour les personnes qui ne peuvent boire d’alcool. À son avis, elle est également choisie par des consommateurs pour qui la gastronomie, l’esthétique et la dimension sociale de la table restent importantes.

L’association soutient que le consommateur russe accorde désormais plus d’attention à la santé, au bien-être et à la qualité de vie, une tendance qui, selon elle, se manifeste surtout chez les personnes de 25 à 40 ans et parmi les habitants des grandes villes. Dans ce cadre, le vin sans alcool fonctionne comme une formule intermédiaire : il permet de conserver l’expérience associée au vin tout en évitant l’alcool.

Parmi les situations que, selon l’AVVR, élargissent l’usage de cette catégorie figurent les réunions de travail, la pratique sportive, la conduite, les rencontres familiales et les journées de travail. L’organisation ajoute que le vin sans alcool ouvre des occasions de consommation qui n’étaient pas autrefois associées au vin et attire des personnes qui n’avaient pas l’habitude de choisir cette boisson.

Un autre facteur cité par le secteur est l’amélioration technique du produit. L’association affirme que les méthodes actuelles de désalcoolisation permettent d’obtenir des vins avec des profils aromatiques plus aboutis que ceux d’il y a quelques années, lorsque la qualité sensorielle de ces références était plus limitée. Cette évolution, affirment ses représentants, a contribué à ce que le consommateur cesse de les voir comme une solution de compromis et les intègre à sa consommation habituelle dans certaines situations.

La présence du vin sans alcool a également gagné de l’espace dans les canaux de vente et dans l’hôtellerie-restauration. L AVVR indique que ces produits figurent déjà dans les menus de restaurants, cavistes et chaînes de distribution à portée fédérale. Certains acteurs du secteur cités par l’association affirment qu’il est difficile de trouver un restaurant de gamme élevée qui n’offre pas au moins plusieurs références de vin sans alcool à sa carte.

En guise de référence, l’association elle-même a rappelé que les ventes de vin sans alcool en 2024 et 2025 avaient augmenté de 30% à 100% selon le canal de vente. Dans certaines chaînes, a-t-elle ajouté, la catégorie est même parvenue à plus de 2,2 fois le niveau antérieur. Ces chiffres servent à comprendre l’évolution récente du segment, mais ils ne constituent pas une mesure actualisée du marché russe en 2026.

Maëlys Perron

Maëlys Perron

Je suis Maëlys Perron, rédactrice passionnée par les vins engagés et les histoires qui se cachent derrière chaque bouteille. J’aime rencontrer les producteurs, explorer les terroirs et comprendre ce qui rend un vin vraiment vivant. À travers mes articles, je veux partager des découvertes sincères et donner envie de déguster autrement.