Le registre japonais UMIN Clinical Trials Registry inclut un essai chez des adultes japonais qui analysera si la prise unique, avant de boire, d’aliments contenant Salacia reticulata ou de poudre d’extrait de bactéries acétiques peut favoriser le métabolisme de l’alcool après l’ingestion. L’étude s’adresse à des personnes âgées de 20 à 64 ans ayant une expérience habituelle de consommation et capables de boire 180 mL de sake sans problème, bien que ressentant une sensation d’ivresse.
L’intervention prévue est concrète. Chaque participant prendra une fois trois comprimés de l’aliment à l’essai avec 150 mL d’eau. Dix minutes plus tard, il devra ingérer 180 mL de sake japonais à 15% d’alcool en un délai de 10 minutes. L’essai travaillera avec trois produits identifiés comme A, B et C.
L’évaluation se concentrera sur plusieurs moments après la charge d’alcool. Le registre indique des mesures d’éthanol dans l’air expiré avant la prise et à 30, 60 et 90 minutes. Dans ces mêmes tranches, des tests de performance et des questionnaires sur l’état du participant seront réalisés. Le suivi comprendra également une révision le lendemain et un questionnaire sur le sommeil OSA, version MA, rempli soit avant l’intervention, soit le lendemain.
Les critères d’inclusion limitent également le profil des volontaires. Seules des personnes ayant reçu une explication suffisante sur l’étude, qui en comprennent le contenu, qui ont la capacité de consentir et qui acceptent de participer de leur plein gré pourront participer. De plus, elles devront avoir une expérience quotidienne de consommation d’alcool et être capables de boire la quantité fixée de sake sans incidents.
La sélection exclura les personnes souffrant de maladies chroniques en traitement ou ayant des antécédents de pathologies graves, les personnes diagnostiquées diabétiques et celles qui prennent habituellement des médicaments ou des aliments présentant des allégations de santé susceptibles de modifier le métabolisme de l’alcool ou la qualité du sommeil. On n’admettra pas non plus les personnes présentant un risque d’allergie aux produits d’essai.
Sera exclu également les grands consommateurs d’alcool. Le seuil fixé par le registre est de 60 g ou plus d’alcool par jour, équivalant à environ 1 500 mL de bière, 540 mL de vin, 330 mL de sake ou 180 mL de whisky double. On exclura aussi celles qui consomment habituellement des quantités élevées des aliments eux-mêmes soumis à l’essai.
L’essai n’acceptera pas les personnes ayant participé à d’autres essais cliniques au cours du mois précédent le consentement ou qui prévoient d’en participer après. De plus, les femmes en période d’allaitement, enceintes ou désireuses de grossesse pendant l’étude ne pourront pas participer. Le chercheur principal pourra écarter, en outre, les personnes qu’il jugera inaptes à partir du questionnaire d’antécédents ou de l’évaluation clinique générale.
Le siège indiqué dans le registre se situe à Toyoake, dans la préfecture d’Aichi, au Japon. Pour l’instant, les informations disponibles décrivent le design du travail et les critères de sélection, sans données publiques sur les résultats. Néanmoins, l’essai pourrait présenter un intérêt pour le secteur des boissons, car une éventuelle confirmation que ces ingrédients favorisent le métabolisme de l’alcool après une ingestion ponctuelle pourrait influencer les développements futurs d’aliments ou de compléments liés à la consommation de bière, de vin ou de spiritueux, ainsi que les messages de prévention et de consommation responsable.